À l’occasion du Festival de Cannes, le médiaClub’Elles a organisé une rencontre intimiste avec Ingrid Libercier, Directrice générale d’ARTE Studio, Directrice des productions et des acquisitions, ainsi que membre du Directoire d’ARTE France.


Discrète, humble et accessible, Ingrid nous avouait avoir le trac de prendre la parole, alors même qu’elle vient de piloter, pendant 2 ans et demi, le groupe ARTE depuis Strasbourg, avec ses plus de 500 salariés, et de gérer ses transformations numériques (de l’antenne vers la plateforme). “Syndrome de l’imposteur, tu n’es jamais très loin, même chez une femme d’exception au parcours exceptionnel”, comme l’a fait remarquer Florence Sandis, Présidente du médiaClub’Elles, qui interviewait Ingrid, dans une complicité qui les lie depuis près de 30 ans.
Ingrid Libercier avait choisi le thème « La curiosité n’est pas un algorithme » pour partager sa vision éditoriale d’ARTE. La chaîne franco-allemande revendique en effet une approche fondée sur la curiosité des auditeur.ice.s plutôt que sur les logiques algorithmiques. Une ligne éditoriale exigeante, qui place la découverte, l’ouverture et la singularité des contenus au cœur de son identité.

Des valeurs que le propre parcours d’Ingrid incarne. Après le baccalauréat, Ingrid n’a qu’une idée en tête : travailler dans l’audiovisuel. Elle envoie alors des lettres de motivation jusqu’au jour où l’une d’elles reçoit une réponse positive. Commence alors une carrière de plus de trente ans dans l’audiovisuel et la production, marquée par une expérience fondatrice aux Films du Triangle et des expériences au sein de grands groupes tels que Dargaud et Télé Images Kids.
Après un passage chez Boréales, elle rejoint ARTE France en 2017, où elle occupe plusieurs fonctions stratégiques. Elle a notamment été Gérante et Directrice des programmes d’ARTE à Strasbourg de 2023 à 2026.

Au fil de cette rencontre, Ingrid Libercier a livré un témoignage sincère sur un parcours construit grâce aux rencontres, aux échanges et à sa capacité à accepter que l’on ne puisse pas plaire à tout le monde. Dans un pays où les diplômes restent souvent déterminants, son parcours apparaît comme une véritable source d’inspiration et de motivation.
Un grand merci à la Sélection Privée, qui nous a accueillis dans un cadre paradisiaque, pour cette parenthèse douce et hors du temps en marge du Festival de Cannes.